Accoucher à Londres - Comment préparer votre grossesse dans les meilleurs conditions

Le choix du lieu du suivi

Certaines Françaises qui vivent à Londres font le choix d’accoucher en France. C’est possible, mais cela voudra dire traverser la Manche régulièrement pour les rendez-vous. Cela signifie aussi envisager de passer une longue période en France avant le terme et surtout, croiser les doigts pour que tout se passe bien jusqu’au D Day… Sinon, l’option la plus simple reste tout de même de se faire suivre en direct de Londres. Le parcours traditionnel consiste bien sûr à être prise en charge par les équipes du NHS mais il existe des options privées en substitution ou en complément.

Les premières démarches

Ça y est, vous êtes enceinte ! La première démarche consiste à prendre contact avec votre GP (general practitioner – l’équivalent du médecin traitant français) si possible avant la dixième semaine de grossesse. Votre premier rendez-vous avec une sage-femme doit être programmé avant cet échéance.
Si vous n’êtes toujours pas enregistrée auprès d’un GP, c’est le moment d’en trouver un près de chez vous.

Il faudra aussi choisir un hôpital par lequel être suivi. Vous pouvez soit contacter directement les services de maternité (souvent par des formulaires en ligne), soit indiquer le service de votre choix à votre GP qui contactera l’hôpital pour vous.

Le parcours prénatal dans les grandes lignes

Le NHS propose au total 10 rendez-vous pour un premier enfant, 7 pour les femmes ayant déjà eu des enfants. Des tests comme des prises de sang sont effectués pour détecter certaines conditions ou maladie (HIV, hépatites B, syphilis, risque de trisomie…).

Si votre grossesse se déroule sans problème, vous n’aurez affaires qu’avec des sages-femmes et vous n’aurez que deux échographies contre trois en France, la première entre la 8e et la 14e semaines et la seconde entre la 18e et la 21e semaine.

De façon générale, le suivi au Royaume-Uni est moins « lourd » qu’en France, si tout va bien. Par exemple, il n’y a pas de prise de sang régulière pour vérifier si vous avez attrapé la toxoplasmose. Vous pouvez malgré tout demander à votre sage-femme de faire un contrôle supplémentaire si besoin. De la même façon, le dépistage du Streptocoque b en fin de grossesse n’est pas réalisé de façon systématique, mais vous pouvez le faire dans un laboratoire privé.

Néanmoins, au moindre problème détecté, vous serez référée à un médecin spécialisé ou d’autres échographies pourront être programmées.

L’accompagnement au quotidien

Les services maternités du NHS proposent des classes gratuites ou payantes pour être guidée pendant la grossesse : savoir ce qu’il faut manger ou pas, se préparer à l’accouchement, yoga prénatal, questions sur la parentalité…
Certaines unités proposent des services plus spécifiques telles que des séances de réflexologie ou d’acupuncture du Whittington Hospital.

NCT (National Childbirth Trust), une association liée à la naissance et la parentalité, propose différents types de classes payantes pour répondre aux besoins des futures parents (hypnobirthing, allaitement, préparation à l’accouchement, les premiers jours avec bébé…)
Ces groupes sont aussi l’occasion de rencontrer d’autres parents de son quartier et, dans certains cas, de lier des amitiés à vie…

Renseignez-vous aussi auprès de groupes de parents locaux sur Facebook, ce sont des mines d’or en terme d’information en tout genre (cours de yoga prénatal local, groupes de mamans à rencontrer pendant le congé maternité, etc.)

Anticiper le congé maternité

Pour bénéficier d’un congé maternité, il faut remplir le formulaire MAT B1 avant la 20e semaine qui précède votre EWC (expected week of childbirth, la semaine du terme).
Si vous êtes employée, vous pourrez a priori bénéficier du Statutory Maternity Pay.
Pour les freelances, ce sera plutôt le Maternity Allowance.

L’accouchement

Le NHS propose en général trois options d’accouchement :
L’accouchement médicalisé classique.
L’accouchement dans les « birth centres », c’est-à-dire des départements hospitaliers moins médicalisés que les maternités classiques. Par exemple, il n’est pas possible de recevoir la péridurale dans un birth centre mais on peut recourir à l’inhalation d’un mélange de gaz, une pratique courante au Royaume-Uni (voir ici pour plus d’information sur les antidouleurs disponibles). L’un des gros avantages des birth centres est de pouvoir se retrouver dans une vraie suite avec piscine et matériels comme un ballon de grossesse pour trouver les positions les plus adaptées au travail. C’est la femme qui prend le lead et non l’équipe de sages-femmes. Au moindre problème, la future maman peut-être transférée immédiatement au service de maternité classique, un plus en comparaison avec l’accouchement à la maison.
L’accouchement à la maison accompagné d’une sage-femme. Cette pratique peut être encadrée par le NHS. NCT propose des groupes de soutien mais il en existe d’autres à l’échelle locale.

Les options dans le privé

Si les premières étapes de la grossesse s’effectuent auprès du NHS, les futures mamans peuvent ensuite faire le choix d’accoucher dans le privé, voire d’effectuer une partie du suivi prénatal en dehors des voies classiques du NHS. Les raisons sont multiples :
Connaître/ choisir l’obstétricien et l’équipe qui s’occuperont de l’accouchement
Bénéficier d’une chambre individuelle
Choisir la date de son accouchement dans le cas d’une césarienne
Obtenir des échographies supplémentaires
Ne pas attendre lors des rendez-vous
Une plus grande disponibilité du personnel soignant…

Le privé a un coût certain… Selon l’association de consommateurs Which?, le forfait moyen pour donner naissance dans un hôpital privé et rester une nuit coûterait £5 850. A cela s’ajoutent d’autres dépenses tels que les frais de l’obstétricien, celles des nuits supplémentaires ou de soins additionnels. Des établissements se rapprochent d’un vrai service hôtelier de luxe avec suite et service-room 24 heures sur 24… Renseignez-vous auprès de vos mutuelles, certaines peuvent prendre en charge une partie au moins de ces frais.

Les ailes privées des hôpitaux du NHS

Il est possible d’avoir un accouchement privé dans l’aile d’un hôpital du NHS. C’est une option à privilégier dans le cas d’une grossesse à risque du fait de tous les spécialistes présents sur place. L’inconvénient par rapport à une clinique, c’est que la disponibilité d’une chambre privée ne sera pas toujours garantie.

Parmi les hôpitaux qui offrent un service de maternité privée :
Kings College Hospital
UCLH
Chelsea and Westminster Hospital

Les hôpitaux et cliniques privés

Les établissements entièrement privés sont privilégiés par les futures mamans qui ne présentent pas de grossesse à fort risque et qui souhaitent avoir un confort supplémentaire : l’assurance d’avoir une chambre privée, une salle prévue pour les nouveau-nés pour celles qui souhaitent se reposer…

Weymouth Street Hospital
Portland Hospital

Le suivi post-natal

Le NHS garde peu longtemps les nouvelles mamans dans leurs unités. Si l’accouchement s’est déroulé sans problème, vous pouvez rentrer chez vous le jour même ! Mais ce ne sera possible qu’après que vous et votre bébé ayez effectué les contrôles de routine. Ensuite, des sages-femmes viendront vous rendre visite régulièrement pour vérifier que tout va bien pour le bébé (prise du poids, jaunisse, allaitement) comme pour vous, (cicatrisation le cas échéant, baby-blues, dépression post-partum, fatigue…).
Six semaines après l’accouchement, vous devez prendre rendez-vous avec vote GP pour effectuer votre six-week check-up et celui de votre bébé. Si tout va bien, vous sortez du suivi médicalisé des sages-femmes. Ce sont alors les visiteuses de santé (health visitors) qui prennent le relai. Elles vous donneront des indications sur les Children centres et activités disponibles dans votre quartier mais aussi sur la suite du suivi médical de votre enfant (vaccinations, one year check-up…). Au Royaume-Uni, c’est votre GP qui suit votre enfant et non pas un pédiatre, sauf si un problème particulier est détecté.

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